FNCTA

Comité Départemental du Théâtre Amateur

des Hautes Alpes

 

Daniel Hanivel



    Création lumière

    L’art ne reproduit pas ce qui est visible.
    Il rend visible.
    (Paul Klee)


    Eclairage

    « Quiconque veut sérieusement étudier l’art du théâtre et sa fonction sociale fera bien de considérer également les formes variées que prend le jeu théâtral en dehors des grandes institutions, c’est-à-dire à considérer les efforts spontanés, informes et embryonnaires des amateurs. Même si d’après les professionnels ils ne constituent qu’un public qui joue, ils représenteraient suffisamment d’intérêt ».
                                   
    Bertold BRECHT


    L’Eclairage, un outil artistique de Mise en scène au service du sens et de l’émotion.

        En trente ans, le matériel technique d’éclairage a transformé le spectacle vivant, tant professionnel qu’amateur. Il s’est également radicalement amélioré. Il y a trente ans,  les scènes et les salles  étaient équipées de rampes et herses. Aujourd’hui, à ces salles sont adjointes de nouveaux équipements culturels relativement sophistiqués sur le plan technique (projecteurs variés). Cet avantage recèle un inconvénient : la plus ou moins grande qualification des personnels permanents de ces salles et leur plus ou moins grand intérêt et écoute devant les demandes, reconnaissons-le souvent imprécises des amateurs.

        Aujourd’hui, il est facile d’éclairer à moindre coût un spectacle. Soit par l’achat soit par la location dans des parcs et associations spécialisés de « services publics » (P.R.M. / PACA, ADAC 04, etc.).

        La question n’est donc plus « éclairer avec quoi » mais « éclairer pourquoi ». C’est-à-dire comment souligner le point de vue du metteur en scène, comment éviter des incohérences entre ce que le metteur en scène veut montrer et ce qui est montré, comment éviter des contresens.
        Cette question se pose d’autant plus que, de la zone strictement technique où l’éclairage se cantonnait, (disons des années d’après-guerre aux années soixante), il est passé à la zone artistique. A titre d’exemple, Dominique BRUGUIERE (une des rares femmes éclairagistes avec Véronique CLAUDEL), arrive en quatrième position de la distribution de PHEDRE de RACINE dans la mise en scène de Patrice CHEREAU.

        D’autre part, l’éclairage a atteint le statut de « signe »  au même titre que le décor ou le mouvement de l’acteur.



        STAGE :
        Objectif : Formation – Action alternant pratique et théorie visant à améliorer la conception et la réalisation de « Lumières » pour le théâtre.
        Contenu :
    Pratique : dispositif technique et pédagogique permettant à chaque stagiaire de passer de la fonction de metteur en scène à celle d’éclairagiste.
        Théorie : approche théorique de la notion d’éclairage en relation à la mise en scène et à leurs évolutions respectives.

    • Conception d’un plan de feu avec décor imposé :
      • choix des climats,
      • création des reliefs.
    • Conception d’une conduite lumière avec texte du scénario :
      • création des couleurs,
      • choix des transitions, protocoles de mémorisation de la conduite.


    Seront abordés les thèmes suivants :
              (A préciser en fonction des besoins exprimés)
    • Que voit le spectateur ?
    • La vision
    • L’optique
    • La direction
    • Couleurs

    L’œil du peintre : Chercher dans la Nature, dans les représentations artistiques (peinture, photographie, etc.)  pour « imiter » …



    Le but de l’éclairage scénique :

    Toute l’histoire du spectacle oscille en permanence entre  deux tendances :
    une tendance stylisée et une tendance réaliste.
    La lumière contribue en premier à ce choix déterminé par le metteur en scène.

    A quoi sert un éclairagiste ?

    A ses côtés, le rôle de l’éclairagiste est double :
    Il est technicien et artiste :
    artiste dans sa réflexion, dans son imagination, sa sensibilité.
    Technicien dans son efficacité et la réalisation de ce qu’il aura imaginé.


    L’éclairagiste peut
    - soit travailler en liaison étroite avec le metteur en scène pour créer une lumière axée sur le travail des comédiens – théorie Vilar -,
    - soit créer un décor et un environnement lumineux qui vivra de façon autonome et dans lequel se glisseront les éléments humains du spectacle.

    Public : Techniciens du spectacle vivant, professionnels ou amateurs.

    Durée : 3 jours 1/2.

    Objectifs pédagogiques : Concevoir l’éclairage théorique et pratique d’un spectacle dans le respect du cahier des charges de la mise en scène.