Les stages
:
Faute d’un nombre suffisant
d’inscrits, deux stages ont dû être
annulés (Commedia dell’arte avec Dimma Vezzani et
Cabaret d’Hanokh Levin avec Anne Rauturier).
Est-ce dû au calendrier ? Le pont de
l’Ascension
étant le premier de l’année - le 1er et
le 8 mai étant des samedis - certains ont
peut-être préféré prendre
l’air plutôt que de venir en stage à
Gap.
Est-ce dû à « la crise
»
? Certains stagiaires potentiels ont peut-être
renoncé à assumer seuls le coût de leur
stage ?
Est-ce dû à une mauvaise
communication ? Nous
avons eu certaines difficultés à bâtir
le programme des stages et celui-ci n’a
été rendu public qu’en
février, ce qui a pu empêcher la venue de certains
qui auraient pris d’autres engagements entre-temps.
Il y a certainement un peu de ces trois raisons pour
expliquer le
nombre restreint de stagiaires inscrits pour nos trois stages. Notre
choix s’était porté sur un stage
d’interprétation, animé par Josette
Lanlois ; sur un stage de découverte d’un auteur
contemporain, animé par Gilles Le Moher, et enfin sur une
nouveauté : un stage animé par un danseur
chorégraphe du Burkina Faso, Aimé Issa Ouedraogo
de la Compagnie Téné qui, accompagné
par le musicien guinéen Sory, avait pour objectif de
libérer le geste à travers des figures de danse
contemporaine tout en utilisant le texte et la parole.
Chaque atelier a
donc fonctionné avec un nombre de stagiaires beaucoup plus
réduit que d’habitude . Le travail n’en
a été que plus efficace, c’est du moins
ce qui ressort du bilan de fin de stage.
Josette Lanlois a fait travailler ses stagiaires sur des
textes de
Xavier Duringer, Sylvain Levey, Denise Bonal, Hubert Colas et Hanokh
Levin. Le dimanche matin, pendant une heure, nous avons pu admirer le
résultat de leur travail à travers les
différentes scènes jouées dans le
salon, l’escalier, les couloirs, les chambres de
l’hôtel, avant de terminer dans la cour ! En trois
jours, chaque stagiaire a pu s’intégrer dans un ou
plusieurs de ces extraits de pièces et avoir le plaisir
d’interpréter ces auteurs. Du beau travail !
Gilles Le Moher a choisi l’option de
« monter
» un texte de Jean Paul Wenzel, extrait de « Six
tragédies miniatures ». Ainsi, le dimanche matin,
nous avons pu assister à la représentation,
jouée par les six stagiaires. En trois jours,
c’est plus qu’une ébauche qui a
été mise sur pied, mais un travail assez
avancé proche de l’aboutissement.
Aimé
Issa Ouedraogo avait pour objectif d’utiliser la danse
contemporaine comme outil d’expression
théâtrale. Le samedi soir, ses stagiaires ont
présenté au public un court spectacle.
Accompagnées au balafon et au djembé par Sory,
elles ont dansé et interprété le
thème de la rencontre de trois femmes, se terminant
d’une façon grave puisque abordant le
problème de l’excision d’une
d’entre-elles.
Les trois stages du cru 2010 ont donc permis aux
participants
d’approfondir leur pratique du jeu
théâtral avec la satisfaction d’avoir pu
aller jusqu’au bout de la démarche : jouer !
Le
Comité CDTA 05 remercie les formateurs et les stagiaires de
leur implication et de leur courage, et s’efforcera pour les
stages des années à venir, dans la mesure de ses
moyens, de tenir compte des souhaits, suggestions et aspirations,
exprimés par chacun lors du bilan de fin de stage. Il est
également possible de nous écrire par mail
à l’adresse : cdta05@laposte.net
Encore merci
à tous et à l’année
prochaine !
Voir les photos des stages |
Les spectacles :
Le Comité a offert au public
gapençais quatre spectacles gratuits et une exposition sur
le Burkina Faso au CMCL de Gap.
Le jeudi 13 mai, à 17
heures, les 6 comédiens de la troupe «
Sucrée Salée » de Istres (13) ont
joué « La Nuit des Reines » de Michel
Heim. Cette parodie historico-comique jubilatoire a emporté
d'emblée l'adhésion de plus de 200 spectateurs,
conquis par un texte savoureux (en alexandrins souvent coquins)
porté par des acteurs "pêchus" en magnifiques
costumes… d'époque.
Le même jour,
à 21 heures, la troupe « Et Caetera »
d’Epinouze (26) présentait « Monsieur
Ibrahim et les fleurs du Coran » adaptée du roman
d’Eric Emmanuel Schmitt. Le comédien, seul en
scène, a donné vie à 12 personnages et
a su charmer le nombreux public, en lui faisant partager
l’univers poétique, nostalgique et plein
d’une tendre humanité, de Momo, le petit
garçon juif et de Monsieur Ibrahim, le vieil
épicier turc devenu son ami.
Le samedi 15 mai à 17 heures, la « Troupe du Songe
» d’Aubagne (13) et ses 8 talentueux
comédiens, ont emporté les spectateurs
à Arzano, près de Naples, où les
paroles d’enfants récoltées par
l’instituteur Marcello d’Orta, ont donné
corps à la pièce « J’espérons que je m’en sortira », emplie de fraîcheur et
d’émotion, à travers le
récit en images et en paroles, d'une jeunesse aux prises
avec un âpre quotidien.
A 19 heures, en partenariat avec l’association «
Les Ateliers », une exposition vente sur le thème
du Burkina Faso, a permis aux visiteurs
d’apprécier un ensemble de photos
intitulé « Les Yaabas »,
composé d'une trentaine de portraits en noir et blanc des
« anciens » de Nedogo, de
Béguédo et de Gap, avec la possibilité
d'acheter des cadres et autres objets artisanaux du Burkina. Le
maître batikier Oumar Kaboré a effectué
une démonstration de batik et le public, en
s’informant sur cet art difficile, a pu admirer et
acquérir les magnifiques réalisations de cet
artiste.
Plusieurs jeunes bénévoles de «
Béguédo Jeunes » tenaient
également un stand où étaient
présentés des objets de l’artisanat du
Burkina Faso et ont ainsi récolté des fonds
destinés au fonctionnement de leur
généreuse action.
Plus d’une centaine
de visiteurs se sont montrés très
intéressés par la beauté de toutes les
pièces présentées sur les
différents stands, avec la possibilité de
savourer un apéritif dînatoire à la
saveur africaine.
La soirée du samedi a continué
avec, d’abord, une démonstration de danse
contemporaine par trois stagiaires, comédiennes amateurs
devenues pour un soir danseuses, accompagnées par le
musicien guinéen Sory ( voir aussi dans le chapitre stages )
Enfin la scène du CMCL a permis au chorégraphe et
danseur burkinabé Aimé Issa Ouedraogo,
accompagné au balafon et au djembé par Sory, de
nous interpréter son nouveau spectacle de danse
contemporaine, « La Toile ». L'artiste, avec
virtuosité et esthétique, joue avec les couleurs
des projecteurs sculptant sa silhouette, puis devient
lui-même couleur, laissant ses empreintes sur une toile dans
un "corps à toile" impressionnant…
La danse s'achève, une « Toile » est
née.
Les spectateurs ont acclamé longuement le
danseur et le musicien pour la beauté et
l’originalité de leur prestation.
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